• 06 MAI 16
    Vettel voit rouge, Raikkönen déçoit et Ferrari se noie

    Vettel voit rouge, Raikkönen déçoit et Ferrari se noie

    Contraint à l’abandon dès le premier tour du Grand Prix de Russie après avoir été harponné par deux fois par le même pilote, le pilote Ferrari a eu du mal à conserver son calme.

    Une voiture au tapis, l’autre – presque – dans les choux : Ferrari a déchanté dimanche au Grand Prix de Russie alors que Sebastian Vettel et Kimi Räikkönen pensaient tous les deux être en mesure de contrer les Mercedes. Dès les qualifications, les espoirs avaient été douchés : Vettel avait bien signé le 2e chrono, mais à 7 dixièmes de la pole de Nico Rosberg et un changement de boîte de vitesses le pénalisait de 5 places sur la grille, quand Räikkönen signait le 4e temps mais à plus d’une seconde de la Mercedes. Mais le pire était encore à venir en course ce dimanche quand un accrochage poussait Vettel dans le mur et forçait la voiture de sécurité à neutraliser la course…

    « Quelqu’un m’a percuté par derrière au niveau du virage n°2, puis quelqu’un m’a de nouveau percuté par derrière au virage n°3, putain de merde ! »

    Sebastian Vettel

    Sans même sortir de sa monoplace, l’Allemand voyait rouge et le faisait savoir vertement par sa radio de bord : «Je dois abandonner. Quelqu’un m’a percuté par derrière au niveau du virage n°2, puis quelqu’un m’a de nouveau percuté par derrière au virage n°3, putain de merde ! Sérieux ! Qu’est-ce qu’on fait là ?» Sauf qu’à ce moment précis, il ne savait pas encore que le «quelqu’un» désignait à chaque fois le même pilote, à savoir le Russe Daniil Kvyat, celui-là même qui l’a obligé il y a quinze jours au départ du Grand Prix de Chine à donner un coup de volant en direction de son coéquipier Räikkönen, provoquant un accrochage entre les deux Ferrari. A Shanghai, Vettel avait reconnu qu’il s’agissait d’un incident de course. Mais à Sotchi…

    Après avoir immédiatement regardé les images de ce double accrochage, l’Allemand a d’abord pris sa douche, puis il s’est habillé en civil et a couru vers le muret de Red Bull pour dire à son ancien patron Christian Horner ce qu’il pensait de ce nouvel incident. «Je n’ai rien contre lui (Ndlr : Kvyat), je pense qu’il a fait une erreur il y a deux semaines et une erreur aujourd’hui. C’est assez évident, mais cela ne sert pas à grand-chose d’être en colère. Je pense que je n’aurais rien pu faire différemment. S’il y a quelqu’un qui a besoin de parler à quelqu’un, c’est lui qui doit venir me voir», a-t-il conclu. Penaud, Kvyat, qui se sentait galvanisé par l’idée de faire un beau résultat devant son public et le président russe Vladimir Poutine, s’est confondu en excuses. «Je suis désolé pour Seb et pour l’équipe. Ce n’est pas un super sentiment et c’est probablement le premier tour le plus compliqué de ma carrière. Je m’excuse auprès de toutes les personnes impliquées et nous allons en tirer les leçons. Je pense que nous devons avoir une discussion avec Seb».

    Raikkönen jamais dans le rythme des Mercedes

    Vettel out, restait donc Räikkönen pour porter haut les couleurs de la Scuderia. Mais à la reprise de la course au 4e tour, il se faisait surprendre par Bottas et voyait Rosberg s’éloigner irrémédiablement. Non seulement la victoire s’envolait, mais en outre la seconde Flèche d’argent pilotée par Lewis Hamilton, qui s’était élancée de la 10e position, fondait sur lui et le dépassait sans coup férir. A la faveur des changements de gommes, le Finlandais de Ferrari repassait bien devant Bottas, mais les Mercedes étaient déjà loin devant et intouchables. «Comme l’année dernière, je n’avais pas assez de rythme pour faire mieux et je n’ai pas été en mesure de contenir Lewis Hamilton», a regretté Räikkönen, manifestement peu satisfait de sa troisième position. «Ce n’est pas le résultat que nous souhaitons, nous voulons gagner des courses. Sauf qu’il n’y avait rien à faire pour retenir les Mercedes.» Alors que Rosberg, invaincu cette saison en quatre courses, savourait son triomphe et affirmait attendre avec impatience la prochaine course en Espagne le 15 mai, les hommes en rouge, eux, en étaient à broyer du noir…

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